Michel « Mad Dog » Gagnon : un mystérieux décès

Le 11 juin 1983, après avoir disputé un combat à la télévision face à Jim Kelly pour le promoteur Denis Lauzon dans les studios de Trois-Rivières, Michel Gagnon s’éteignait d’une foudroyante crise cardiaque.  Du moins, c’est ce que l’histoire a toujours raconté.  Mais la fille de ce dernier, Marie-France Gagnon, apporte des détails à une histoire méconnue des Québécois.  « Mon père était le conjoint de Gisèle Provost qui performait sous le nom de « la Tigresse ».  Nous étions montés à Trois-Rivières tous les 3 avec les frères de Gisèle, Maurice et le promoteur Lionel Provost.  En chemin, nous sommes arrêtés manger et contrairement à ce que la légende dit, mon père a mangé des hamburgers et non pas des hot-dogs.  Avant le gala, je suis allé voir mon père comme à toutes les fois que j’allais le voir lutter et il ne semblait pas être dans son état normal.  Après son match, il a fait une entrevue et est sorti à l’extérieur parce qu’il ne se sentait pas bien et s’est effondré », raconte sa fille.  

« Je faisais une entrevue avec lui quelques minutes avant qu’il ne tombe dans le stationnement. Nous avions même abruptement arrêté l’entrevue, car il était blanc comme un drap », confirme avec beaucoup de mélancolie Fernand Ste-Marie alors annonceur pour le groupe. « Il est sorti dehors prendre l’air, je suis allé le rejoindre et il est mort dans ses bras », raconte Georges Guimond. 

Mais c’est la suite des événements qui est peu connue. 

« Nous nous sommes retrouvés à l’Hôpital Ste-Marie de Trois-Rivières et par la suite, il y eut une enquête du coroner.  Celui-ci a dit à la mère de mon père que tous les organes avaient éclaté et qu’aucun coup assez fort dans un match de lutte n’aurait pu causer ça.  Deux ans plus tard, un autre coroner a fait une enquête et il soupçonnait pour sa part un grave problème cardiaque », explique Marie-France, sur cette mort qui reste à ce jour quelque peu mystérieuse. 

« Michel Gagnon avait débuté dans la lutte à l’âge de 17 ans aux Loisirs St-Jean Baptiste. Celui qu’on surnommait « Chikita la banane » avait entre autres permis aux amateurs d’apprécier le spectacle malgré la non présence de Dick Taylor face à Jacques Rougeau Sr, alors que Rougeau avait affronté Eddy Creatchman et Gagnon. « Gagnon avait tellement saigné qu’il a fait oublier Taylor, se souvient Paul Leduc. Avec 25 livres de plus, il serait devenu une star. Il était meilleur que Pat Patterson au même âge.»  Il fut aussi impliqué dans des combats aux États-Unis avec les frères Vachon, principalement comme arbitre et avait aussi lutté dans le nord de l’Ontario et à Calgary. Souvent en vedette dans les organisations secondaires de la province, il n’a jamais réussi à percer l’alignement des grosses fédérations. Né le 30 décembre 1945 au Lac St-Jean, il continuait de rêver en rejoignant le groupe de Denis Lauzon qui voulait s’opposer à Lutte Internationale.

 

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