Prix de l'année au Québec
Quebec Wrestling Awards

 

Prix Yvon-Robert - Top 10 des meilleurs lutteurs indépendants du Québec / Yvon Robert Award - 2016 Top 10 Quebec Indy Wrestlers

#1

#2

#3

Mike Bailey

Marko Estrada

Big Magic

 

1-Mike Bailey
2-Marko Estrada
3-Big Magic
4-Mathieu St-Jacques
5-Matt Angel
6-Scott Parker
7-Thomas Dubois
8-Vanessa Kraven
9-Franky the Mobster
10-Evil Uno

Mentions honorables: LuFisto; Brad Alekxis; Stu Grayson

Il y a eu l’ère de Kevin Steen et El Generico, qui se sont séparés le prix de lutteur de l’année au Québec au cours de la dernière décennie. Mais voilà que nous entrons officiellement dans l’ère Mike Bailey.

Pour une deuxième année consécutive, Bailey prend la tête du classement et ce, malgré une interdiction de lutter aux États-Unis. Cette interdiction n’a pas empêché le jeune lutteur de remporter le titre par équipe de DDT au Japon et d’y lutter régulièrement, de lutter en Angleterre et en Allemagne, et avant de ne plus pouvoir y aller, de performer à la CZW et à la PWG. Localement, Bailey s’est distingué en remportant le titre de l’IWS, le tournoi Standing 8 de la NSPW et en ayant d’excellents matchs contre des lutteurs tels Matt Angel, Mathieu St-Jacques, et d’anciennes vedettes de la WWE telles que Rey Mysterio et Chavo Guerrero Jr. Il a devancé Marko Estrada, qui d’un point de vue purement d’habiletés dans l’arène, n’a pas son égal au Québec. Je l’ai dit l’an dernier et je le répète encore : Estrada serait encore plus à l’avant-plan de la scène s’il ne luttait pas presqu’exclusivement pour la NSPW. Estrada est sans l’ombre d’un doute le MVP de la NSPW. La réaction de la foule à son égard, ses combats contre les Chris Hero, Angel et Toxic lui ont permis de connaître toute une année.  Il s’agit de la plus haute position jamais atteinte par le lutteur originaire du Nouveau-Brunswick. Pour compléter le top 3, il s’agit aussi d’un lutteur qui atteint des sommets personnels avec cette position, soit Big Magic. Historiquement connu pour ses prouesses en équipe, Magic avait débuté son tournant en simple l’an dernier et cela n’a fait que s’améliorer en 2016. Il est pour Battlewar ce qu’Estrada est à la NSPW. Détesté comme pas un, il a dominé la promotion dominicale avec sa rivalité avec Surfer Mitch et ses combats avec TDT et Twiggy. Avec son équipe de sécurité (Big Magic Security), il forme un personnage très divertissant à regarder. Et 2016 a également vu le personnage faire ses débuts à la NSPW et à la IWS. Il s’agit d’un premier top 5 pour lui.

Pour Matt Angel au numéro 6, il s’agit d’une ascension assez spectaculaire, lui qui avait terminé 14e l’an dernier. Les nombreux matchs de la soirée de la nouvelle coqueluche des fans de Québec lui ont permis de s’affirmer en 2016. Et en plus de lutter dans sa JCW natale, des promotions comme Battlewar et C*4 le veulent plus souvent également. Plusieurs lutteurs ont établi des marques personnelles cette année et Scott Parker en est un. Le partenaire de Big Magic lorsque les deux luttent sous le nom de 3.0 a été champion Québécois de la NCW, champion Canadien de la IWS, a débuté en simple à la NSPW et a connu tout simplement sa meilleure année en simple à vie. Il en est de même pour Vanessa Kraven, qui non seulement obtient son plus haut classement en carrière, mais devient uniquement la deuxième lutteuse à percer le top 10, après LuFisto. Kalamity et Stefany Sinclair avaient été les plus près de s’en approcher avec toutes les deux une 14e position (dans les années du top 50).

La balance du top 10 est prise par des habitués avec Mathieu St-Jacques, Thomas Dubois, Franky the Mobster et Evil Uno. St-Jacques a particulièrement connu une autre excellente année en simple, étant une des raisons du succès de C*4 et leur champion pendant toute l’année. Il s’agit d’un 5e top 5 pour lui dans les 7 dernières années. Franky célèbre quant à lui une 10e année consécutive dans le top 10 des meilleurs lutteurs. Il devient le troisième avec cette mention (Generico 10, Steen 12). Uno a pour sa part fait son retour à la PWG en 2016, ce qui lui permet de renouer avec le top 10 pour une première fois depuis 2012.

 

Lutteuse de l’année
Vanessa Kraven

1er finaliste: LuFisto
2e finaliste: Stefany Sinclair
3e finaliste: Angie Skye

Mentions honorables: Stacy Thibault; Sally

Pour la première fois depuis 2007, et la première fois lorsqu’elle lutte une année complète, la lutteuse de l’année n’est pas LuFisto. Vanessa Kraven, qui est devenue la première québécoise à remporter un titre à SHIMMER, en remportant le titre par équipe en novembre dernier avec Tessa Blanchard, fut votée la lutteuse par excellence de 2016, à la suite d’une des courses les plus serrées de l’année. En effet, un seul point n’a séparé Kraven de LuFisto. En plus de connaître du succès à SHIMMER, Kraven a lutté pour SHINE en Floride, a remporté le titre principal d’Acclaim à Ottawa, en plus de lutter au Texas, en Ontario et un peu partout au Québec. D’ailleurs, sa popularité monte en flèche sur le territoire, principalement à Battlewar et à C*4. Deux facteurs ont joué contre LuFisto en 2016, alors qu’elle n’a pas remporté un titre de l’année et qu’elle n’a pas lutté une seule fois au Québec. Même si le dernier énoncé ne devrait pas la pénaliser, l’expression loin des yeux, loin du cœur nous vient en tête immédiatement. Maintenant établie aux États-Unis, elle a lutté pour Rogue, Queens of Combat, AIW, Beyond et dans une multitude d’états américains. Pour Stefany Sinclair, il s’agit d’un retour parmi les finalistes, alors que dans une belle ironie, la dernière qu’elle s’y retrouvait elle avait été votée lutteuse de l’année, une année où LuFisto n’avait lutté qu’une demi-année à cause de blessures. Angie Skye, qui est devenue la première championne de Rogue en Pennsylvanie, complète la sélection.

 

Équipe de l’année
TDT: Mathieu St-Jacques & Thomas Dubois

1er finaliste: 3.0 (Shane Matthews & Scott Parker)
2e finaliste: Kickin’ n’ Stompin’ (Stephen & Ivan Sullivan)
3e finaliste: Super Smash Bros. (Stupefied & Player Uno)

Mentions honorables: Heavy Metal Chaos; Radioactive Wave; Thomas Dubois & Stu Grayson

Année après année je mentionne que la division par équipe québécoise est très stable et cette année ne fait pas exception à la règle. Pour une quatrième année consécutive, il s’agit des quatre mêmes équipes. Plus encore, TDT devient la première équipe à remporter le prix pour une quatrième fois et une quatrième fois consécutive. Ils ont été champions par équipe de la NSPW, de Battlewar et de la CRW au cours de l’année, en plus de lutter en Ontario pour Smash et à CHIKARA.

3.0 ont pour leur part lutté à NXT lors de la fin de semaine de WrestleMania et même si les carrières solos de Magic et Parker vont bon train, cette réalisation, combinée à CHIKARA, l’Ontario et la NSPW était suffisante. Il s’agit d’ailleurs d’une 10e mention consécutive parmi les finalistes pour le duo. KNS ont eux aussi eu beaucoup d’or autour de la taille en étant champions de la NSPW, ToW, CRW et NWA Canadian.

 

Combat de l’année
Matt Angel vs Cedric Alexander, 21/05, NSPW

1er finaliste: Marko Estrada vs Chris Hero, 06/02, NSPW
2e finaliste: Mike Bailey vs Matt Angel, 19/11, NSPW
3e finaliste: Mike Bailey vs Mathieu-St-Jacques, 23/01, C*4

Mentions honorables: Rey Mysterio vs Mike Bailey vs Jack Evans vs Black Dynamite, 05/03, IWS; Big Magic vs Mathieu St-Jacques vs Thomas Dubois, 23/10, Battlewar; Mathieu St-Jacques vs Josh Alexander, 26/11, C*4; Mathieu St-Jacques vs Tyson Dux, 16/4, C*4

Pour une deuxième année consécutive, Matt Angel remporte le match de l’année au Québec, cette fois contre un lutteur qu’on peut maintenant voir régulièrement à la télévision de la WWE, Cedric Alexander. Non seulement le match était fantastique, mais il a prouvé qu’Angel pouvait tenir son bout avec les meilleurs, et ce, malgré un incident où Angel en a été quitte avec un nez brisé.

Estrada contre Hero, qui vient tout juste de signer avec la WWE, a été l’un des matchs dont on a le plus entendu parlé au cours de l’année. Sans rien enlever au talent d’Estrada, la plus grande qualité d’Hero est de pouvoir s’adapter à son adversaire et d’en tirer le maximum. Il l’a prouvé ici. Bailey contre Angel à Standing 8 était un match que bien des fans voulaient voir à Québec et il n’a pas déçu, tandis que Bailey contre St-Jacques à Ottawa avait débuté l’année 2016 du bon pied.

 

Rivalité de l’année
Montréal Elite vs Team Québec

1er finaliste: Travis Toxic vs Marko Estrada
2e finaliste: Big Magic vs Surfer Mitch
3e finaliste: Michael Von Payton vs Vanessa Kraven

Mentions honorables: Brad Alekxis vs Carl Leduc; Twiggy vs Space Monkey; Travis Toxic vs Surfer Mitch; Mathieu St-Jacques vs Joey Janela; Black Dynamite vs Mike Bailey

Même si la prémisse pouvait avoir l’air désuet, il faut croire que les amateurs ont embarqué à fond dans la rivalité entre Montréal et Québec à la NSPW. Marqué par le heel turn de Franky the Mobster, et le face turn de Marko Estrada, cette rivalité est la seule à s’être poursuivie toute l’année, chevauchant les deux saisons. Les Benjamin Tull, Brad Alekxis et Handsome Jean-Frais ont bien joué leur rôle et ont permis à l’angle de bien évoluer. Les combats entre Estrada et les membres de l’Élite, sans compter le superbe War Games de Golden Opportunity, ont été parmi les moments forts de la rivalité, qui n’est toujours pas terminée d’ailleurs.

 

Lutteur le plus populaire / Best babyface
TDT: Mathieu St-Jacques & Thomas Dubois

1er finaliste: Matt Angel
2e finaliste: Marko Estrada
3e finaliste: Mike Bailey

Mentions honorables: Franky the Mobster; Vanessa Kraven; Mathieu St-Jacques; Shayne Hawke; Heavy Metal Chaos

Pour la première fois depuis 2007, le lutteur le plus populaire n’est pas nommé El Generico ou Franky the Mobster. Il s’agit d’une équipe, TDT, composée bien sûr de Mathieu St-Jacques et Thomas Dubois. Bien que heel dans certaines promotions, la popularité du duo à Battlewar, à la IWS et à la CRW est sans équivoque. Il s’agit aussi de la première fois qu’une équipe remporte ce prix. N’ayant pas terminé loin derrière, Matt Angel a démontré qu’il était la future vedette de la NSPW, en plus d’être déjà l’enfant chéri des amateurs entre Québec et Jonquière. Reste à conquérir Montréal et Ottawa afin de s’établir encore plus. De son côté, Estrada a démontré qu’un lutteur avec du charisme peut réussir autant heel que babyface. Lutteur le plus détesté l’an dernier, il est maintenant l’un des plus populaires. Il avait d’ailleurs déjà commencé à se faire acclamer dans ses derniers moments comme heel.

 

Lutteur le plus détesté
Big Magic

1er finaliste: Montreal Elite
2e finaliste: Brad Alekxis
3e finaliste: Joey Soprano

Mentions honorables: Mike Gibson; Twiggy; Michael Style

Une catégorie ayant plusieurs nouveaux visages que celle du lutteur le plus détesté, alors qu’on n’y retrouve pas les choix habituels comme Dru Onyx, Marko Estrada et Michael Style. C’est Big Magic, qui clairement a connu la meilleure année de sa carrière, qui obtient ce titre, et un fan n’a pas besoin d’aller souvent à Battlewar pour s’en rendre compte. Avec son charisme, son faciès et le Big Magic Security, qu’il traîne partout où il lutte maintenant, il s’est vraiment sauvé avec la catégorie.

Fait amusant, Brad Alekxis peut se vanter d’être premier ET deuxième finaliste, alors qu’il fait partie du clan de Montréal à la NSPW. Mis à part à Québec, Alekxis a lui aussi connu sa meilleure année, en étant aussi l’un des plus détesté à la NCW, à la MWF et à la CRW.

 

Recrue de l’année
Frankie Milano

1er finaliste: CleanUp Society (Joe Korvick & Michel Plante)
2e finaliste: Steven Mainz
3e finaliste: Flo Riley

Mentions honorables: #TheBest; Sonny Soleil

Une autre nouveauté cette année, alors que ce n’est pas un élève de Dru Onyx qui a remporté le prix de recrue de l’année, comme lors des trois dernières années, mais bien un élève de Shayne Hawke. En septembre 2015, Franky Milano fut le premier élève de Hawke, entraîneur du dojo IWS. Fait inusité, comme deuxième finaliste on retrouve Steven Mainz, qui après avoir passé quelques temps au Torture Chamber, est devenu le deuxième élève de Hawke vers la fin 2015. Les deux ont entre autres lutté pour la NCW et la IWS. Milano devient également le premier lutteur de deuxième génération à remporter le titre, alors que son père, Joe Milano, a longtemps lutté et a même participé à plusieurs combats pour la WWF dans les années 90.

Hawke fut lui-même longtemps associé avec le Torture Chamber d’Onyx, dont les élèves récoltent tout de même les deuxième et quatrième positions du top 4. Flo Riley particulièrement, a peut-être le plus grand potentiel de toutes les recrues cette année. Elle a entre autres lutté en Irelande en 2016, en plus de faire le tour du Québec. 

 

Personnalité de l’année
Buxx Belmar

1er finaliste: Mike Patterson
2e finaliste: Joey Soprano
3e finaliste: Klode Maloon

Mentions honorables: Jean-François Kelly; Coach Enzo; Big Magic Security

Dans toute l’histoire des prix de l’année au Québec, aucune catégorie n’a été aussi serrée que celle-ci cette année. Belmar et Patterson ont terminé à égalité avec le même nombre de points, mais parce que Buxx avait plus de vote de première place, c’est lui qui part avec le titre de personnalité de l’année, toute une transition pour celui qui avait été voté deuxième meilleur lutteur l’an dernier. Annonceur à Battlewar, il a su transposer son charisme et sa répartie dans son nouveau rôle, qu’il s’acquitte à merveille. Mais ça ne s’arrête pas là. Soprano, Maloon et Kelly ont terminé eux aussi à égalité, une rare triple égalité. Il a aussi fallu regarder au niveau des votes de première place. Soprano en avait plus que Maloon, qui lui en avait plus que Kelly. Gagnant à cinq reprises, il s’agit de la première fois que Kelly ne se retrouve pas parmi les finalistes depuis 2009. Pour Soprano, il fait partie des finalistes pour une septième fois consécutive. De son côté Maloon, qui a connu une très bonne année à Québec, est nominé pour la première fois.

 

Invité de l’année
Rey Mysterio Jr

1er finaliste: Cedric Alexander
2e finaliste: Chris Hero
3e finaliste: Chavo Guerrero Jr

Mention honorable: 2 Cold Scorpio

Pour être voté invité de l’année, il faut soit avoir eu une influence sur la scène en amont, ou en avoir eu suite à sa présence. La IWS a misé juste avec Mysterio pour sa première présence au Metropolis, alors que les médias et les fans se sont vite emballés à l’annonce de la présence de l’ancien lutteur de la ECW, WCW et de la WWE, qui plus est, parle encore à la nouvelle génération à travers Lucha Underground, AAA et les indépendantes.

Bien que leur annonce n’aient pas fait les manchettes comme celle de Mysterio, Alexander et Hero ont offert des combats d’une très grande qualité à Québec.

 

Promotion de l’année
NSPW

1er finaliste: C*4
2e finaliste: Battlewar
3e finaliste: IWS
Mentions honorables: NCW; Acclaim; JCW

La NSPW est présentement au sommet de son art. Pour la sixième fois consécutive, elle remporte le titre de promotion de l’année. Non seulement elle s’établie comme la promotion de la décennie 2010, mais elle s’établie de plus en plus comme la promotion du nouveau millénaire. Malgré les changements de scripteurs en chef, la direction générale demeure toujours la même avec Steve Boutet en tête. Elle attire des foules de 400 à 600 personnes sur une base régulière, sans même avoir un invité de marque. Elle a produit le meilleur spectacle de l’année, la rivalité de l’année ainsi que les trois meilleurs matchs de 2016. C’est ce qu’on appelle être dominant. Et l’année 2016 a amené à Boutet et sa troupe une belle visibilité médiatique avec l’appui d’un Robert Lepage, Régis Labeaume, Infoman, le Journal de Québec et MaTV.

Il s’agit en fait du même classement que l’an dernier. C*4 a connu probablement sa meilleure année, ce qui ne fait qu’ajouter à l’exploit de la NSPW. Des salles remplies à pleine capacité de façon régulière, de l’excellente lutte et une foule en délire. Battlewar demeure l’endroit qui sort de l’ordinaire, où on peut voir des gens de toutes les promotions au Québec autant dans la foule que dans le vestiaire et où les histoires présentées réussissent à égaler l’ambiance tout à fait unique qui y résonne. La IWS a connu son moment de gloire de l’année avec Rey Mysterio au Metropolis, mais il est clair qu’elle devra produire plus d’événements et plus d’événements d’envergure afin de gravir les échelons et de rejoindre les Battlewar, C*4 et NSPW, qui se sont établis depuis plusieurs années maintenant. Bien qu’au pied du top 4 comme l’an dernier, la NCW s’est rapprochée de ses rivales cette année, et la venue du nouveau scripteur Michael Bisson, ancien récipiendaire du prix de scripteur de l’année à deux reprises, y est certainement pour quelque chose. Pour une première fois depuis quelques années, la lumière semble apparaitre au bout du tunnel. J’aimerais aussi mentionner deux autres promotions. Parce qu’Ottawa fait partie du territoire (je ne sens plus le besoin de me justifier là-dessus, mais si oui, faites-moi signe), Acclaim a reçu plusieurs votes, ce qui veut donc dire que C*4 n’est plus seule dans son coin. Il sera intéressant de surveiller cette promotion en 2017. Malgré sa présence sur les ondes de MaTV Saguenay et disponible à travers Illico, la JCW avec pourtant des lutteurs comme Matt Angel, Franky Boy, DGenerate, Paul Goliath et plusieurs autres, n’arrive pas à briser ce plafond sous lequel elle semble prise depuis toujours, ce qui est dommage car elle gagne à être connue.

 

Prix Édouard-Carpentier
Matt Angel

1er finaliste: Mike Bailey
2e finaliste: Travis Toxic
3e finaliste: Surfer Mitch

Mentions honorables: Stu Grayson

Bien que ce soit les quatre mêmes lutteurs que l’an dernier, la lutte haute-voltige a maintenant un nouveau roi, soit Matt Angel. Spectaculaire, doté d’un bon sens du timing, et avec une manœuvre de finition très unique, Angel a vraiment su se démarquer cette année et ses combats contre les Estrada, Bailey et Alexander l’ont prouvé.

Tout de même, il a terminé un seul point devant Bailey, qui avait la main mise sur la catégorie depuis deux ans.

 

Spectacle de l’année
Golden Opportunity VIII (NSPW)

1er finaliste: UN F’N Sanctioned 2016 (IWS)
2e finaliste: Fighting Back: Wrestling with Cancer 6 (C*4)
3e finaliste: Battlewar 40 (Battlewar)

Mentions honorables: Standing 8 2016 (NSPW), Battlewar 36 (Battlewar), Shockwaves (C*4); Challengemania 24 (NCW)

Après avoir été évincé du top 4 l’an dernier, Golden Opportunity de la NSPW est revenu en force en 2016, remportant le prix de spectacle de l’année, dans l’une des chaudes luttes que 2016 nous a donnée. En effet, le spectacle phare de Québec a terminé à égalité avec le même nombre de points que UN F’N Sanctioned de la IWS. Pis encore, ils avaient reçu tous les deux le même nombre de votes de première place. Il a donc fallu aller voir le nombre de deuxième place, où Golden en avait un de plus. Quoiqu’il en soit, ce furent deux spectacles qui ont marqué chacun à leur façon la scène. Golden Opportunity par la foule présente, et par trois excellents combats : le match de l’année au Québec, Angel vs Alexander, Marko Estrada vs Travis Toxic et le War Games entre le clan de Montréal et celui de Québec. UN F’N Sanctioned a pour sa part été le show de l’année à Montréal, attirant la plus grosse foule de l’histoire de la IWS au Metropolis, avec un combat de calibre international entre Rey Mysterio Jr, Jack Evans, Mike Bailey et Black Dynamite, alors que ce dernier est devenu le nouveau champion de la IWS.

Fighting Back 6 de C*4 avec Chavo contre Mike Bailey, et Battlewar 40, avec le 2 de 3 entre Surfer Mitch, TDT contre les Francis de même que le couronnement d’un nouveau champion en Mike Gibson sont les autres finalistes. Mentionnons aussi Challengemania de la NCW, qui a longtemps été un incontournable sur la scène, revient en force avec son plus haut classement en cinq ans.

 

Scripteur de l’année
James McGee (Battlewar)

1er finaliste: Patrick Lono (NSPW)
2e finaliste: Mark Polessel (C*4)
3e finaliste: Michael Bisson (NCW)

Mentions honorables: Steve Boutet (NSPW); Manny Elefhteriou, Nic & Mike Patterson (IWS)

À l’instar de 2015, les quatre même scripteurs ont été votés l’élite de leur discipline, à la différence qu’un d’entre eux a changé de promotion au cours des 12 derniers mois. La palme revient pour la deuxième consécutive à James McGee. La règne de Big Magic, la rivalité entre ce dernier et Surfer Mitch, la rivalité entre Mitch et Toxic, la polarisation de Magic du côté des heels et de TDT du côté des babyfaces et la montée vers le sommet de Mike Gibson font partie de ses principaux accomplissements à la barre de Battlewar et ajoute à l’expérience d’assister à un de leurs événements. Lono a joué de mal chance à la barre de la NSPW. Il a été le scripteur de la promotion pendant 12 mois ou à peu près, mais réparti sur deux années. Ce qui n’est jamais l’idéal dans ce genre de vote et ce qui fait qu’il a terminé deuxième autant en 2015 que cette année. Son Golden Opportunity est cependant parmi les meilleurs spectacles de lutte que la promotion a présentées à travers les années. On lui doit le turn de Franky the Mobster et surtout, le succès du règne de champion de Marko Estrada en 2016. Polessel demeure constant à Ottawa tandis que Bisson semble revigorer la NCW, maintenant à temps plein à Ste-Thérèse.

 

Prix-Hommage
Yvon Robert

(le texte qui suit est tiré du livre À la semaine prochaine si Dieu le veut, écrit par Bertrand Hébert et moi-même et publié par Libre Expression)

Au Québec, plusieurs Québécois ont dominé leur sport respectif. Jean Béliveau, Maurice Richard, Guy Lafleur, Mario Lemieux, Patrick Roy, Éric Gagné, Gaétan Boucher, Marc Gagnon, Alexandre Despaties, Georges St-Pierre, Gilles Villeneuve et Jacques Villeneuve sont tous d’excellents exemples.

Dans le monde de la lutte professionnelle au Québec, celui qui a écrit une page d’histoire est le légendaire Yvon Robert. Si Rikidozan est le « Dieu du Puroresu », El Santo le « Dieu du Lucha Libre », Yvon Robert est sans aucun doute le « Dieu de la lutte au Québec ».  « Yvon Robert, c’était un Dieu pour nous autres! », confirme Maurice Vachon.  « Yvon Robert était une bien plus grande vedette locale que Hulk Hogan et Steve Austin n’auront jamais rêvé être et uniquement devancé par Rikidozan et El Santo », renchéri Dave Meltzer.

Né le 8 octobre 1914 à Verdun, c’est vers l’âge de 14 ans, alors déjà un grand sportif, qu’Yvon commence à s’entraîner à la lutte avec des vétérans de ce sport.  Il attire particulièrement l’attention d’Eugène Tremblay.  N’aimant pas l’école et ayant entrepris une formation de forgeron, Robert se cherchait un autre métier. Eugène Tremblay l’envoya dans les Laurentides au camp d’Émil Maupas.  Nous sommes au tout début des années 30 et Yvon Robert commence donc son entraînement de lutteur. Après 10 mois avec Maupas, Robert termine son entraînement au Camp Riopel, dirigé par Lionel Riopel.

C’est finalement le 4 avril 1932, à l’aréna Mont-Royal de Montréal, qu’Yvon Robert fit ses débuts. Avec ses 6 pieds et ses 235 livres, Robert faisait figure de poids lourd dans le domaine de la lutte. Après avoir fait ses preuves à Montréal, quelques deux années plus tard, Robert commença à affronter des lutteurs de renom, tels qu’un autre Canadien, celui-là de la Saskatchewan, Earl McCready. En plus de lutter au Québec, Robert fit ses débuts dans la région de Boston, en Nouvelle-Angleterre.  

C’est d’ailleurs là qu’il fit une rencontre très importante pour lui et pour la lutte à Montréal, le promoteur Eddie Quinn. Cette nouvelle amitié fit en sorte que Robert obtint un match face à Danno O’Mahoney, le champion du monde pour le territoire de Boston. Il faut comprendre qu’à l’époque, avant la venue de la NWA, la lutte fonctionnait par territoire et que chaque territoire avait son propre champion du monde.

C’est donc en 1936 que Robert est devenu champion pour la toute première fois en battant O’Mahoney à Montréal. Cette lignée de titre, que Robert remportera à 16 reprises au cours de sa carrière est celle qui peut légitimement découler du championnat mondial que détenait les George Hackenschmidt et Frank Gotch au début du siècle.  En effet, le titre de Montréal découle de celui de la AWA de Paul Bowser alors que ce dernier découle lui-même du championnat mondial avec Strangler Lewis. Robert a battu les meilleurs de son temps pour devenir champion tels que Whipper Billy Watson, Killer Kowalski, Don Leo Jonathan et Buddy Rogers tandis que c’est contre Wild Bill Longson que Robert remporta le titre de la National Wrestling Association en 1942.  Le 9 janvier 1939, Yvon Robert fait la conquête de la France et de l’Europe remportant la victoire contre le grand champion Henri Deglane son idole de jeunesse. « J’étais le plus heureux des hommes.  Paris m’appartenait !  Vous savez, j’aime beaucoup la lutte, c’est ma plus grande passion.  Je n’ai jamais été aussi heureux dans ma carrière que lorsque je rivai les épaules du grand maître Deglane », livrait Robert avec émotion dans un texte de sa plume dans l’édition d’août 1951 du magazine Lutte.  Il aura également battu trois fois Lou Thesz pour le titre de Montréal. Considéré par plusieurs comme le meilleur lutteur de tous les temps, Thesz a lui aussi déjà dit de Robert qu’il était un Dieu pour les Canadiens français.  

Cette popularité presque divine est en partie due au travail d’Eddie Quinn. Mais autant que Quinn était bon pour Robert, l’inverse était aussi vrai. Ancien journaliste au journal The Gazette, Red Fisher a déjà dit que Quinn a créé Robert, mais que Robert a aussi créé Quinn, un peu comme la relation entre Hulk Hogan et Vince McMahon dans les années 80. « Robert et Quinn ont permis d’accueillir 9 000 personnes au Forum chaque mercredi soir, d’amener la lutte à la télévision et d’en faire une industrie millionnaire », rapporte la CBC. Mais Robert pesait lourd dans la balance. Il n’était pas qu’un simple lutteur. Il avait assez d’influence pour placer un gars comme Larry Moquin booker ou si vous aimez mieux, scripteur, de même que d’autres de « ses » gars au bureau de Montréal. Il avait aussi un pourcentage sur les entrées. « Yvon connaissait bien plus la lutte qu’Eddie Quinn et Quinn était assez intelligent pour savoir que sans Yvon Robert ça n’aurait jamais été aussi gros », se souvient Gino Brito. L’union entre Robert et Quinn aura permis à Montréal d’être la capitale de la lutte en Amérique du Nord durant ces années.  Lors du décès de Robert, Frank Selke, directeur gérant du Canadien de 1946 à 1964 qui s’occupait aussi de louer le Forum pour la lutte, soulignait d’ailleurs au Journal de Montréal le grand pouvoir d’attraction de ce dernier.  « Yvon Robert a permis à Eddie Quinn et au Forum de réaliser des recettes fantastiques ! »

Robert fut aussi un joueur important dans la carrière de plusieurs lutteurs. Dans les années 40, il prit la carrière de Larry Moquin en main. « Yvon était un lutteur spectaculaire.  Il connaissait tous les trucs du métier.  Il m’a aidé à percer dans la lutte », confirmait le principal intéressé lors du décès de son mentor. Puis, dans les années 50, il a aidé à amener celui qui allait révolutionner le style de lutte au Québec, Édouard Carpentier. « C’était le Roi! C’est lui qui a fait la lutte.  Les femmes pleuraient quand il prenait une correction », de souligner Carpentier, qui doit beaucoup à Robert. Aussi, il prit un autre protégé sous son aile, soit Johnny Rougeau. C’est d’ailleurs Rougeau qui s’est vu remettre le flambeau lorsque la carrière de Robert fut terminée. Le dernier combat de Robert en fut un par équipe avec Johnny Rougeau de qui il fut le gérant pendant quelque temps.  « J’ai déjà eu des divergences d’opinions avec Yvon, mais je l’ai toujours considéré à sa juste valeur.  Il est le meilleur lutteur d’expression française que j’ai vu à l’œuvre. Il m’a beaucoup aidé », confiait Johnny Rougeau lui-même. Finalement, il influença la carrière de son garçon Yvon Jr, qui n’allait cependant pas connaître la carrière de son père. 

Après s’être retiré en 1957, Robert arbitra pendant un certain temps et promut quelques galas surtout au Centre Paul-Sauvé, mais sa carrière de promoteur ne connut pas autant de succès que celle qu’il avait connue comme lutteur.

Yvon Robert s’est finalement éteint le 12 juillet 1971, après une 8e crise cardiaque en 10 ans tout de suite après son admission à l’hôpital Sacré-Cœur.

En 1992, il fut intronisé au Panthéon des Sports du Québec. En 1996, il fut élu au sein du Temple de la Renommée du Wrestling Observer de Dave Meltzer. En 1999, une biographie voit le jour, « Yvon Robert, le lion du Canada français », par l’auteur Pierre Berthelet. Finalement, en 2004, il fut intronisé au Temple de la Renommée de la Lutte du Québec. « Les ‘vieux’ amateurs de lutte qui ont eu la chance de voir évoluer l’ancien ‘p’tit gars’ de la rue Christophe-Colomb ne l’ont jamais oublié ! », soulignait son ami et journaliste Jacques Beauchamps lors de son décès.

C’est donc sans surprise que 80 ans après ses débuts, Yvon Robert est en tête de liste des meilleurs lutteurs québécois de tous les temps.(voir classement en page 343) Il laisse l’image d’un homme d’une prestance inégalée dans le monde de la lutte au Québec. Il est le premier Québécois à s’être démarqué dans ce domaine et quelques sept décennies plus tard, personne ne l’a encore dépassé. Il est et restera (à moins d’une révolution de la lutte au Québec), le plus grand de tous les temps. Son nom sera gravé à jamais dans la mémoire des fans qui l’ont vu lutté, mais aussi dans celle de ceux qui en ont entendu parler par leur grand-père ou leur père. Robert aura non seulement marqué son sport, mais aussi plus d’une génération. Encore aujourd’hui, plusieurs fans de lutte au Québec reconnaissent le nom d’Yvon Robert, et ce, même s’ils sont nés quelques deux, voire même trois décennies après le dernier match de celui-ci. Tout comme Félix Leclerc, René Lévesque, son ami Maurice Richard et quelques autres, il fait partie de cette élite de Québécois dont l’héritage va se transmettre de génération en génération.

Parlant de Maurice Richard, il est important de préciser à quel point lui et Yvon Robert se ressemblaient et étaient des amis.  Dans les années 40 et 50, on comparait la popularité d’Yvon Robert à celle de l’as marqueur du Canadien de Montréal de la LNH.  « Yvon Robert c’était le Maurice Richard de la lutte », de dire Gino Brito.

D’ailleurs, plusieurs ressemblances peuvent être faites entre les deux. Richard et Robert étaient tous les deux reconnus pour leur grande force physique. L’ancien gérant de l’emplacement de la piste de course de chevaux Le Richelieu, Georges-Siméon Laprade, qui connaissait bien Eddie Quinn, a déjà rencontré Robert. Son fils Guy se souvient de l’anecdote suivante : « En voulant le saluer, Robert lui donna une claque dans le dos en lui disant : ‘Salut Georges!’  Mon père s’est complètement étouffé en s’exclamant : ‘Veux-tu me tuer coudonc ?!?’ »  Ce sont des souvenirs comme ceux-ci qui ont permis à Robert de préserver son surnom de « Lion du Canada français ».

Richard et Robert étaient aussi reconnus pour leur énorme charisme. Les deux captivaient l’audience avec aise et c’est une des raisons pour laquelle les fans étaient tellement derrière eux.  Les deux étaient aussi les meilleurs dans leur profession. Richard dominait la Ligue Nationale de Hockey tandis que Robert fut plus d’une fois champion du monde. 

Richard et Robert ont aussi été les premières vedettes sportives du petit écran, alors que les Québécois commençaient à avoir un téléviseur dans leur domicile. « À l’époque de la grande noirceur, lorsque la province était dirigée par Maurice Duplessis, Richard et Robert, avec l’auteur-interprète Félix Leclerc, furent sans l’ombre d’un doute les porteurs de flambeaux pour les Canadiens-Français », s’exclame Denis Archambault, ancien promoteur et journaliste.  Dans une entrevue, Yvon Robert Jr, seul fils de Robert, dit ce qui suit : « Yvon Robert, Maurice Richard et Louis Riel furent les champions de la fierté francophone… »

Par contre, une différence séparait les deux belligérants, leur salaire. Malgré le fait que Richard jouait au hockey professionnellement pour la meilleure ligue au monde, les salaires étaient loin d’être ceux d’aujourd’hui. Tellement, qu’Yvon Robert gagnait plus en une année à lutter un peu partout dans le monde que Maurice Richard sur une période de cinq ans à jouer pour le Canadien. 

Dans les années 40 et 50, les salaires au hockey n’étaient pas dévoilés comme aujourd’hui. Mais le temps nous a permis d’apprendre que le maximum que Richard a gagné au cours d’une même année est 25 000 $. Un document qui était en exposition au Musée de la civilisation nous montre un salaire de 12 000 $ en 1956. Pendant ce temps-là, dans les années 40 et 50, Robert pouvait gagner jusqu’à 150 000 $ par année. Selon Statistique Canada, 150 000 $ dans ces années-là vaudraient aujourd’hui entre 1 et 2 millions. « Il achetait deux Cadillac par année… », se rappelle Brito. Pour mettre les choses en perspectives, dans les mêmes années, une paire de billets dans la 10e rangée du Forum en plein milieu de la patinoire pour un match du Canadien coûtait 5 $.

Par contre, Yvon Robert, pour que Richard puisse ajouter à son salaire de joueur de hockey, mais aussi pour que plus de fans viennent aux galas, le faisait arbitrer durant l’été dans la région de Montréal. Imaginez, la population québécoise pouvait voir ses deux idoles dans un même événement. . « L’été on prenait Maurice Richard comme arbitre.  Il ne souriait jamais Maurice Richard mais on finissait toujours par lui faire craquer un sourire », se souvient Edouard Carpentier.  Une amitié grandit donc entre les deux hommes et encore aujourd’hui leurs enfants demeurent très proches. « Maurice le faisait rire et Yvon avait beaucoup d’entregent », nous explique Brito. Richard et certains autres membres du Canadien tels « Boom Boom » Geoffrion et Dick Irvin Sr. allaient voir les combats de lutte au Forum lorsque Robert luttait. Afin d’investir son argent, Robert avait ouvert un club en face du Forum, le El Morocco. Il était donc normal pour certains lutteurs, joueurs du Canadien ou tout groupe qui performait au Forum tels que les Ice Follies d’aller y prendre un verre en fin de soirée. 

Il est rare de voir le chemin de deux grands athlètes se croiser comme celui de Robert et de Richard. Mais c’est ce qui caractérisait la population canadienne-française de cette époque, un peuple qui se tenait, qui s’entraidait, et ce, dans toutes les sphères de la société. Yvon Robert et Maurice Richard, deux grands!

 

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